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Qu’est-ce qu’on boit demain?

Publié par bedoin sur juin 26, 2008

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où est-ce qu’on vit après-demain?

Publié par bedoin sur juin 24, 2008

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qu’est-ce qu’on mange?

Publié par bedoin sur juin 24, 2008

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Publié par bedoin sur juin 23, 2008

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Comment on s’habille demain?

Publié par bedoin sur juin 23, 2008

Ice Core Reveals How Quickly Climate Can Change: Scientific American

Roughly 14,700 years ago the weather patterns that bring snow to Greenland shifted from one year to the next—a pattern of abrupt change that was repeated 12,900 years ago and 11,700 years ago when the earth’s climate became the one enjoyed today—according to records preserved in an ice core taken from the northern island. These speedy changes—transitions from warming to cooling and back again—in the absence of changes in greenhouse gas could presage abrupt, catastrophic climate change in our future.

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Qu’est-ce qu’on jette demain?

Publié par bedoin sur juin 22, 2008

Sea of Trash - Pollution in the World’s Oceans - NYTimes.com

Sea of Trash
Ted Raynor

Ocean currents funnel a relentless tide of plastic trash and other debris to the unpopulated shores of Gore Point in Alaska.

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By DONOVAN HOHN
Published: June 22, 2008

Off Gore Point, where tide rips collide, the rolling swells rear up and steepen into whitecaps. Quiet with concentration, Chris Pallister decelerates from 15 knots to 8, strains to peer through a windshield blurry with spray, tightens his grip on the wheel and, like a skier negotiating moguls, coaxes his home-built boat, the Opus — aptly named for a comic-strip penguin — through the chaos of waves. Our progress becomes a series of concussions punctuated by troughs of anxious calm. In this it resembles the rest of Pallister’s life.
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Ted Raynor

Storms drive plastic debris hundreds of feet into the forest beyond the shores of Gore Point.

A 55-year-old lawyer with a monkish haircut, glasses that look difficult to break, an allergy of the eyes that makes him squint and a private law practice in Anchorage, Pallister spends most of his time directing a nonprofit group called the Gulf of Alaska Keeper, or GoAK (pronounced GO-ay-kay). According to its mission statement, GoAK’s lofty purpose is to “protect, preserve, enhance and restore the ecological integrity, wilderness quality and productivity of Prince William Sound and the North Gulf Coast of Alaska.” In practice, the group has, since Pallister and a few like-minded buddies founded it in 2005, done little else besides clean trash from beaches. All along Alaska’s outer coast, Chris Pallister will tell you, there are shores strewn with marine debris, as man-made flotsam and jetsam is officially known. Most of that debris is plastic, and much of it crosses the Gulf of Alaska or even the Pacific Ocean to arrive there.

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Qu’est-ce qu’on mange demain?

Publié par bedoin sur juin 22, 2008

Il est urgent de sauver les sols - Rendez-vous - Le Monde.fr

Daniel Nahon est professeur de géochimie à l’université Paul-Cézanne d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Grand connaisseur des fragilités de la Terre, il tire la sonnette d’alarme. “Les sols n’en peuvent plus. Nous sommes au bord de l’abîme et, si cela continue, il y aura des famines”, s’emporte-t-il. A force de pollution industrielle, de pesticides à hautes doses, d’urbanisation forcenée, d’érosion, de déforestation et d’irrigation mal contrôlée, près d’un quart des terres utilisables dans le monde, en effet, sont déjà dégradées. Et leur proportion par habitant se réduit comme peau de chagrin, quand il faudrait doubler la production agricole, d’ici à 2050, pour nourrir 9 milliards de Terriens.

“Il règne à ce sujet un véritable illettrisme, une méconnaissance de la structure et du fonctionnement des sols, tant chez les politiques que dans les médias, et même chez de nombreux scientifiques, poursuit le géochimiste. Alors qu’il faudrait fournir un véritable effort de guerre pour affronter le défi à venir !” Lassé de l’indifférence quasi générale sur cette question cruciale, Daniel Nahon a publié L’Epuisement de la terre, l’enjeu du XXIe siècle (Odile Jacob). Il y rappelle que le sol cultivable, qui a permis à l’homme de passer du stade de chasseur-cueilleur à l’agriculture, a mis des milliers d’années pour se constituer.

Il a fallu pour cela que la roche mère se décompose, puis qu’elle soit fertilisée par le lent travail des plantes et des bactéries. Non renouvelable, ce patrimoine devrait être considéré comme un bien mondial à protéger. D’autant plus précieux qu’en l’état actuel de nos connaissances techniques, on ne peut se passer des sols pour les cultures.

Pays riches, pays pauvres, pays émergents : la détérioration des sols touche toutes les régions du globe. Certaines parties de la Chine et de l’Inde connaissent d’importants problèmes d’érosion et de pollution. Au Brésil, les sols gagnés sur la forêt amazonienne s’appauvrissent. Christian Valentin, directeur d’une unité de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), précise que cette dégradation touche plus particulièrement deux régions : les sols sableux du Sahel, très peu fertiles et sensibles à l’érosion éolienne, et les sols de montagne des pays d’Asie du Sud-Est. Dans les deux cas, l’extension des aires cultivées s’est faite aux dépens des jachères, des forêts ou des zones de parcours, éléments protecteurs des sols.

Enrayer ce déclin ? Ici ou là, quelques initiatives vont dans ce sens. Au Burkina Faso, par exemple, une poignée de paysans remettent au goût du jour les techniques agricoles traditionnelles (Le Monde du 18 juin). Mais il en faudrait beaucoup plus pour que les sols se stabilisent. D’autant que, dans ce domaine, l’Europe occidentale, et notamment la France, a aussi du souci à se faire.

Rien que dans l’Hexagone, “l’urbanisation - routes et villes - provoque à elle seule la disparition de 60 000 hectares de bonnes terres arables par an”, explique Dominique Arrouays, directeur de l’unité Infosol à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) d’Orléans (Loiret). “Cela représente en dix ans l’équivalent d’un département français !”, dit-il. A cela s’ajoute l’érosion, que va inévitablement amplifier la montée en puissance des phénomènes météorologiques extrêmes. Une seule pluie très forte, si elle survient sur une zone en pente, suffit en effet à faire disparaître 50 tonnes de terre… Avec, à terme, un réel danger de désertification.

Face à ce danger croissant, une prise de conscience se fait jour. Mais elle reste bien timide. En novembre 2007, le Parlement européen a adopté une proposition de directive sur la protection des sols, dont la portée a toutefois été amoindrie par une série d’amendements. Les choses sont un peu plus avancées en France, où a été créé, en 2001, le groupement d’intérêt scientifique Sol. Destiné à surveiller la qualité des terres, il a pour but de réaliser un inventaire des sols tous les dix ans pour observer leur évolution, à l’aide d’un maillage systématique du territoire français : 2 000 sites sont déjà en place, et 200 de plus sont prévus d’ici à la fin de l’année. En parallèle sera réalisée une cartographie de la qualité des sols qui devrait être terminée en 2012.

Mais les chercheurs voient déjà plus loin et imaginent d’autres fonctions pour les terres arables. “Jusqu’à présent, celles-ci servaient uniquement de support pour les cultures. Demain, elles devront fournir des services supplémentaires en relation avec la sauvegarde de l’environnement”, affirme Guy Richard, directeur de l’unité science du sol à l’INRA d’Orléans. On leur demandera peut-être de lutter contre le réchauffement climatique en piégeant le carbone, de mieux filtrer l’eau, de recycler les déchets urbains ; ou encore de participer au maintien de la biodiversité. Autant de fonctions nouvelles qui pourraient contribuer à un cercle vertueux, puisqu’elles assureraient du même coup la pérennité des sols qui s’y consacreraient.

Pour piéger le carbone, il faudra éviter les labours profonds qui fragmentent le sol, accélèrent la décomposition des matières organiques et libèrent du gaz carbonique. Cela nécessitera de réduire le travail de la terre, qui sera réalisé sur une profondeur plus faible : on se contentera par exemple de semis directs, qui ne nécessitent qu’un grattage en surface pour introduire la graine. “Plutôt que le laisser tout nu entre deux récoltes, on cherchera également à maintenir une couverture permanente du sol”, ajoute Guy Richard. Ce qui lui permettra de lutter contre certaines maladies et contre la pollution - à l’instar de ce que l’on observe avec les plantations de moutarde qui, organisées entre les périodes de culture du blé et du maïs, permettent de piéger les nitrates provenant de la décomposition végétale après récolte.

Apprendra-t-on également, dans un avenir proche, à orienter l’activité microbienne des sols afin d’améliorer la filtration de l’eau ? A analyser les terres pour repérer les plus propices au recyclage des déchets ? Dans tous ces domaines, les recherches doivent encore être poursuivies. Mais il est aussi des solutions plus classiques pour préserver les sols. Diminuer les pesticides, laisser sur place les débris végétaux, étudier le paysage pour limiter l’érosion en fonction du relief… Des solutions qui ne demandent pas d’efforts gigantesques, mais simplement un peu plus d’égards vis-à-vis de ce manteau d’arlequin qui nous fait vivre. Même si, pensent les plus alarmistes, les meilleures mesures de protection ne suffiront pas à nourrir l’humanité d’ici à 2050.

Pour relever ce défi, “plusieurs sauts technologiques majeurs seront nécessaires”, estime Daniel Nahon. Et l’on ne pourra éviter, selon lui, l’utilisation des plantes transgéniques. Les seules à permettre les cultures sur les sols arides et salés, malheureusement de plus en plus nombreux.
Christiane Galus

Repères

TERRES CULTIVABLES
Sur 13,5 milliards d’hectares de
terres émergées, 22 % (soit 3 milliards) peuvent être cultivés, dont la
moitié environ sont exploités (chiffres de la FAO). Au cours des
dernières décennies, 50 millions d’hectares sont devenus impropres à
toute culture par salinisation.

ÉROSION
Dans les pays
tempérés, l’érosion varie en moyenne, selon le terrain, de 0,5 à 20
tonnes de terre par hectare et par an. Ce taux peut monter jusqu’à 200
t/ha/an dans les régions tropicales à fortes précipitations.

À LIRE
L’Epuisement de la terre, l’enjeu du XXIe siècle, de Daniel Nahon, éd. Odile Jacob, 2008, 240 p., 25,90 euros.

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Qu’est-ce qu’on boit demain?

Publié par bedoin sur juin 22, 2008

L’eau en bouteille, une aberration écologique de plus en plus décriée - Environnement, Sciences - Le Monde.fr

David Wilk est un héros. Ce libraire n’en pouvait plus de voir, trois fois par semaine, le terrain de football où jouaient ses enfants se transformer en un cimetière de bouteilles en plastique. Un jour, il est venu avec un gros réservoir empli d’eau du robinet. Et, depuis, les jeunes joueurs y remplissent à chaque match les bouteilles réutilisables qu’ils amènent avec eux. Wilk a rejoint une famille de plus en plus large : celle des Américains qui ont déclaré la guerre à l’eau en bouteille.

L’homme fait un rapide calcul : son geste a permis de “sauver” peut-être 1 800 bouteilles par année. C’est un gain net : dans sa petite ville du Connecticut, le PET (polyéthylène téréphtalate) ne se recycle pas. “Je pars du principe qu’un petit changement de comportement peut avoir de grandes conséquences, explique-t-il au téléphone. Boire ou ne pas boire une bouteille d’eau, c’est une décision vraiment simple. D’autant que l’alternative l’est aussi : ouvrir le robinet!”

Aux Etats-Unis, l’eau en bouteille coule (encore) à flots. Cette boisson a dépassé depuis longtemps la bière et le lait en termes de ventes. Elle est placée maintenant derrière les sodas, qu’elle devrait doubler au tournant de 2011. La progression a été faramineuse : en 1980, chaque Américain buvait 19 litres d’eau en bouteille par année. A présent, il en est à 114. Pour la seule année dernière, la production a été de 34 milliards de litres, engendrant presque 12 milliards de dollars de revenus.

Malgré ces chiffres, l’avenir de l’eau en bouteille semble troublé. Les critiques fusent désormais contre cette boisson qui, il y a quelques années encore, était considérée comme source de bien-être et synonyme de vie saine et active. Sous l’impulsion de San Francisco, plusieurs villes américaines ont banni l’achat d’eau en bouteille pour leurs employés. Des associations d’étudiants cherchent un peu partout à faire de même au sein des universités. Des Eglises, ainsi que la Coalition nationale des nonnes américaines, ont appelé leurs membres à éviter l’eau en bouteille “autant que possible” au motif que l’eau doit être un bien accessible à tous. A travers le pays, des dizaines d’organisations prônent son boycott. Et certains restaurants ont commencé de refuser de servir à leurs clients une autre eau que celle du robinet.

PRODUCTEURS SUR LA DÉFENSIVE

“Ici, le calcul a été simple, note une porte-parole de la mairie de San Francisco : 500 000 dollars économisés par année.” Une dépense qui était particulièrement mal venue alors que l’eau municipale de la ville est l’une des plus réputées du pays. Selon le bureau du maire, “plus d’un milliard de bouteilles en plastique finissent dans les décharges de Californie chaque année, mettant 1000 ans à se décomposer et dégageant des additifs toxiques dans les nappes phréatiques. Tous ces déchets et cette pollution sont générés par un produit dont la qualité, selon des critères objectifs, est souvent inférieure à celle de l’eau municipale.”
A l’échelle des Etats-Unis, quelque 25,5 milliards de bouteilles d’eau sont vendues chaque année, et à peine 16% d’entre elles sont recyclées. Selon les chiffres d’organismes indépendants, il faut en moyenne trois litres d’eau pour produire un litre d’eau minérale. Et surtout, chaque année, 17 millions de barils de pétrole sont employés à sa fabrication, sans même tenir compte de son transport. Au final, tout cela se traduit par une équation simple : l’énergie nécessaire à produire, transporter, réfrigérer et se débarrasser d’une bouteille en plastique revient à la remplir au quart de pétrole.

Les producteurs d’eau en bouteille, dont les trois plus importants sont Nestlé, Coca-Cola et Pepsi, sont sur la défensive. Paré jusqu’ici de toutes les vertus, leur produit pourrait bientôt rejoindre, à l’instar des sacs en plastique, les emblèmes honnis par une population de plus en plus consciente des enjeux écologiques. L’organisation qui défend leurs intérêts, l’International Bottled Water Association, vient de lancer une “campagne nationale d’éducation sur l’eau minérale” afin d’”éduquer” clients, hommes politiques et autres journalistes.

Devant ses pairs à New York, le PDG des eaux minérales de Nestlé en Amérique du Nord, Kim Jeffery, s’en prenait récemment à ces accusateurs. L’eau minérale, disait-il, est saine (”nos produits sont testés 6000 fois par jour”), elle répond aux besoins d’une population dont 32% des membres sont considérés comme obèses et, surtout, l’industrie de l’eau fait des progrès constants en matière de respect de l’environnement : “Nous avons réduit le poids de nos emballages de 40% ces dix dernières années”, souligne-t-il.

Il n’empêche : le débat s’est déplacé désormais sur le terrain moral. Venus tard sur ce marché, Coca et Pepsi, notamment, puisent allégrement dans les réserves d’eau municipale, et en remplissent leurs bouteilles après avoir simplement filtré l’eau et lui avoir ajouté quelques substances (dont du sel). Cette manière de faire a fini par indigner ceux qui jugent la situation tout bonnement absurde dans un pays où 97% de l’eau du robinet est considérée comme de bonne qualité. Alors que 36 Etats américains vont souffrir d’un manque d’eau d’ici à 2013, et que les installations publiques menacent parfois de tomber en ruine par manque de fonds, les consommateurs n’auront peut-être bientôt d’autre choix que de se tourner vers les petites bouteilles. A un prix qui est entre 240 et 10000 fois supérieur à celui de l’eau du robinet.

Luis Lema (Le Temps.ch)

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Qu’est-ce qu’on respire demain?

Publié par bedoin sur juin 20, 2008

Je suis à la recherche d’une expérience où on aurait observé des souris exposées à des taux de ppm de plus en plus élevés. Quelqu’un aurait vu passer ça?

La réduction de la banquise menace de libérer les stocks de carbone du pergélisol arctique - Environnement, Sciences - Le Monde.fr

LE MONDE | 19.06.08 | 15h37 • Mis à jour le 19.06.08 | 15h37

Pour le grand public, la perte estivale de la banquise arctique est surtout synonyme de réduction du territoire de chasse de l’ours polaire. Pour les scientifiques, ce phénomène a d’autres implications. D’abord, il modifie l’indice de réflexivité de la Terre : celle-ci absorbe plus de rayonnement lumineux - donc plus de chaleur - lorsque les surfaces de glace diminuent.

Ce n’est pas tout : des chercheurs américains suggèrent, dans la dernière édition de la revue Geophysical Research Letters (GRL), que les épisodes de réduction rapide de la glace de mer ont une répercussion sur le pergélisol (ou permafrost), les sols perpétuellement gelés - et très riches en carbone - de l’Alaska et des hautes latitudes canadiennes et russes. Selon David Lawrence et ses coauteurs du National Center for Atmospheric Research (NCAR), le “signal thermique” de la contraction de la banquise se traduit en effet par une augmentation des températures “jusqu’à 1 500 km” à l’intérieur des terres.

Entre août et octobre 2007, l’englacement de l’océan Arctique a été de 40 % inférieur à la valeur moyenne des années 1980. Au cours de cet épisode exceptionnel, les températures mesurées dans l’intérieur des terres ont excédé de 2 oC les moyennes relevées entre 1978 et 2006.

Pour valider l’hypothèse d’un lien entre les deux phénomènes, les chercheurs ont utilisé des modèles numériques auxquels ils ont “prescrit” une perte rapide de banquise. Résultat : leurs simulations montrent que les terres arctiques se réchauffent 3,5 fois plus vite que ne le prédisent les modèles climatiques globaux.

Ainsi, selon ces scientifiques, la répétition d’épisodes comparables à celui de l’été 2007 pourrait contribuer à fragiliser l’immense stock de carbone que renferme le pergélisol. Les prévisions de dix-neuf équipes de glaciologues réunies au sein du programme Study of Environmental Arctic Changes (Search), qui viennent d’être rendues publiques, indiquent d’ailleurs que l’été prochain a toutes les chances de voir une réduction de banquise comparable à celle de l’an passé.

L’étude de David Lawrence et de ses coauteurs ne tient pas compte d’un autre phénomène, récemment modélisé par des laboratoires français. “Lorsque le pergélisol, riche en biomasse, commence à dégeler, l’activité microbienne démarre, explique Gerhard Krinner (Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement), coauteur de ces travaux, également publiés dans GRL. Or ce métabolisme développe de la chaleur qui, elle-même, accélère le réchauffement du sol et ainsi la décomposition de la biomasse, et donc l’émission de dioxyde de carbone ou de méthane.”

Dans le scénario d’un réchauffement modéré, “il faudra environ deux siècles pour que le cercle vicieux s’enclenche de manière irréversible et que la quasi-totalité du carbone stocké dans le pergélisol ne soit relâché dans l’atmosphère, et ce en peu de temps, c’est-à-dire cinquante à cent ans”, dit Philippe Ciais (CEA), coauteur de l’étude. L’inquiétude des scientifiques est réelle : le pergélisol stocke près de quatre fois le carbone contenu dans l’ensemble des réserves de pétrole.
Stéphane Foucart

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quand est-ce qu’on mange claude allègre?

Publié par bedoin sur juin 19, 2008

Dès que j’ai le temps, j’essaie de faire (ou de trouver) un résumé en français.

Gristmill: The environmental news blog | Grist

How to Talk to a Climate Skeptic

Below is a complete listing of the articles in “How to Talk to a Climate Skeptic,” a series by Coby Beck containing responses to the most common skeptical arguments on global warming. There are four separate taxonomies; arguments are divided by:

* Stages of Denial,
* Scientific Topics,
* Types of Argument, and
* Levels of Sophistication.

Individual articles will appear under multiple headings and may even appear in multiple subcategories in the same heading.

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